Critique Film : Dune, Deuxième Partie – La claque visuelle de 2024
Après une première partie qui posait les bases d'un univers complexe et contemplatif, Denis Villeneuve revient avec la suite tant attendue de l'épopée d'Arrakis.
Si le premier volet servait d'introduction, cette Deuxième Partie est une déflagration visuelle et sonore qui confirme le statut de nouveau classique de la science-fiction.
L'ascension du Messie
Le film reprend exactement là où nous avions laissé Paul Atréides (Timothée Chalamet) et sa mère Jessica parmi les Fremen. Le récit réussit l'exploit de traiter la thématique complexe du fanatisme religieux et de la figure du "sauveur" avec une finesse rare. Visuellement, chaque plan est un tableau, magnifié par la photographie de Greig Fraser et la bande-son tellurique de Hans Zimmer.
Un spectacle total
Outre un duo Chalamet/Zendaya qui gagne en épaisseur, c'est Austin Butler dans le rôle de Feyd-Rautha qui crève l'écran. Sa présence glaciale apporte une tension constante à un récit qui ne faiblit jamais pendant ses 2h45. Les séquences d'action, notamment les chevauchées de vers des sables, sont d'une échelle de grandeur rarement vue au cinéma.
Les points forts :
- La réalisation : Une direction artistique époustouflante et immersive.
- Le rythme : Beaucoup plus épique et nerveux que le premier volet.
- Le sound design : Une expérience sonore qui justifie à elle seule le déplacement.
Les points faibles :
- La narration : Un rythme très dense qui survole certains enjeux politiques du livre.
- La fin : Une conclusion puissante mais qui appelle impérativement une suite.
Note de la rédaction : 9/10
Un monument de la SF moderne qui prouve que le grand spectacle peut aussi être intelligent et viscéral. Une expérience à vivre absolument sur le plus grand écran possible.